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 Toujours regarder devant soi...[Terminé]

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Kathleen Derington
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MessageSujet: Toujours regarder devant soi...[Terminé]   Jeu 16 Aoû - 13:16

    Tu sursautas lorsque la pluie s’abattit aussi soudainement que violemment contre les vitres de la salle commune de Poufsouffle. Tu te levas de ta chaise, lâchas ta plume et t'approchas doucement des fenêtres. Tu jetas un regard compatissant aux nombreux élèves qui étaient sortis dans l'espoir de finir la journée sous le soleil mais qui se précipitait à présent pour se mettre au sec, rabattant leurs capuches et se protégeant le visage des gouttes glacées avec leurs bras. Tu songeas un instant que tout ce beau monde ne tarderait pas à rejoindre leurs salles communes et que, par conséquent, l'endroit où tu te trouvais serait bientôt assiégé par une foule de jeunes gens trempés. Il était donc temps de trouver un endroit plus calme si tu voulais continuer ton travail. Pourtant, tu ne parvins pas à détacher les yeux de la pluie battante. Avec un soupir, tu t'assis sur le rebord de la fenêtre et plongeas dans une sorte de rêverie, un de ces moments d'apaisement où tu ne pensais plus à tes cours, au travail qu'il te restait à faire ou aux sortilèges que tu n'arrivais pas encore à réaliser. C'était un de ces moments qui arrivaient trop peu souvent à ton goût. Tu décidas de te laisser aller, posant ta tête sur la vitre et rivant ton regard sur l'extérieur, devenu légèrement flou à cause de l'eau qui dégoulinait le long du carreau.

    C'était peut-être étrange mais tu aimais la pluie. Tu la trouvais... Reposante. Peut-être était-ce aussi parce que grâce à elle, tu avais une excuse à offrir aux autres élèves pour justifier le fait que tu ne voulais pas sortir. Que tu préférais travailler. « Oh, quel dommage, je ne vais pas pouvoir aller dehors aujourd'hui ». Hypocrite. Quand allais-tu assumer ton amour pour la connaissance et arrêter de te soucier de ce que les autres pouvaient penser de toi ? Enfin, ce moment arriverait bien un jour, du moins je l’espérais pour toi. Si tu avais été un peu plus connectée à la réalité, tu aurais sûrement entendu des élèves de Poufsouffle percer les défenses du système magique qui garde l'entrée de la salle commune. Mais lorsque tu rêvassais, tout ce qui t'entourait te paraissait plus que lointain. Inexistant. Seuls comptaient et existaient les méandres de ton esprit et le doux son de la pluie qui martelait la vitre. Tu ne réagis pas non plus lorsque tes camarades passèrent à côté de toi en riant. Il te fallut un moment pour quitter ta Bulle.

    Tu clignas des yeux, essayant en vain d'évaluer combien de temps tu étais restée là. Pas longtemps, en tous les cas, car des élèves venaient encore se réfugier dans la chaleureuse et agréable salle commune. Ça n'avait été que quelques minutes de paix que tu avais amplement méritées quoi que cela se rapprochait aussi d'un besoin vital pour retrouver ta légèreté et ta bonne humeur habituelle. Mais malgré cela, tu ne pus t'empêcher de te réprimander. Tu devrais être en train de finir ton devoir d'histoire de la magie, pas être là, assise devant la fenêtre, à regarder les flaques se remplir... Tu décollas ta tête du carreau, frôlas la marque qu'il avait laissé sur ta joue du bout des doigts et enfin, te levas. Tu saluas au passage quelques connaissances qui venaient de prendre place sur les canapés, une boîte de friandise devant eux puis regagnas tes cahiers et ta plume. Tu souris en constatant qu'il ne te restait plus que la conclusion à faire. Cela irait vite. Quelques minutes plus tard, tu remballas tes livres, heureuse d'en avoir finis avec cette corvée. Ce devoir n'avait pas été très intéressant à rédiger et tu allais pouvoir faire autre chose de ta soirée.

    Tu montas aux dortoirs des filles pour ranger tes affaires et sortir deux livres de ta malle. Tu devais absolument les rendre à la bibliothèque aujourd'hui, tu avais déjà dépassé la date de retour de plus d'une semaine. Tu ébauchas un sourire. Un petit voyage à la bibliothèque ne te ferais pas de mal et puis tu n'avais plus rien à lire. D'un air déterminé, tu sortis de la salle commune, les deux livres en main. Tu pris la direction du premier étage, déjà excitée à l'idée de déambuler dans les rayonnages, accompagnée par une personne qui avait fini par te prendre en affection - la bibliothécaire – et qui t'aiderait à choisir ton prochain sujet d'étude. D'ailleurs ce dernier n'aurait, comme d'habitude, pas grand chose à voir avec tes cours du moment mais ça t'était égal. Tant que tu peux passer un bon moment devant un bouquin, tout irait bien. Ce fut l'esprit occupé à choisir quel sorte de livre emprunter que tu empruntas la première série d'escaliers magiques. Tu réalisas qu'il t'en restait encore trois à franchir, la bibliothèque se trouvant au quatrième étage et instinctivement, tu accéléras le rythme de ta marche, en rasant les murs.

    Tu ne t'attendais absolument pas au choc. A un croisement, tu rentras de plein fouet dans une jeune fille. Elle était beaucoup plus grande que toi, plus résistante aussi. Elle tomba donc par terre mais parvint à amortir sa chute. Toi tu fus littéralement projetée au sol, sous la force de l'impact, tes livres s'éparpillant dans le couloir. Il fallait dire que tu courrais presque lorsque tu lui es rentrée dedans... Tu peinas pour te remettre debout, tandis qu'un groupe de curieux s'était attroupés autour de toi et de la fille. Un cercle. Pas d'issue. Tu ne pourrais de toute évidence pas partir en marmonnant une vague excuse... Tu reportas ton attention sur la fille. Une Serpentard. Tu manquas d'étouffer un juron mais parvins à te contenir juste à temps. Les Serpentards n'étaient pas réputés pour leur patience et leur gentillesse, surtout que les yeux de la jeune fille te lançaient des éclairs. Tu avais encore trouvé le moyen de te faire remarquer, malgré tous tes efforts pour rester invisible...

    « Je... Je suis désolée, je ne t'avais pas vue... Excuse-moi. »

    Pff, et tu crois vraiment que tu vas t'en sortir comme ça ?


Dernière édition par Kathleen Derington le Mer 29 Aoû - 14:35, édité 1 fois
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Keylia Lissindi
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MessageSujet: Re: Toujours regarder devant soi...[Terminé]   Jeu 16 Aoû - 18:48

- Pousse toi!

Cette voix avait résonner dans la tête de Keylia comme un cri lointain et s'était perdu dans le flot de mots qu'elle lisait. La jeune fille était assise sur la banquette les jambes replier contre la poitrine, un livre posé sur les genoux. Keylia n'avait même pas relever la tête lorsque cette voix l'avait interpeller, et pour cause, la banquette était vide. Il n'y avait que elle dessus et dieu sait que la banquette de la Salle commune des Serpentards est grande! Mais la jeune fille put voir du coin de l'oeil que la personne ne bougeait pas et restait planter là à côté d'elle en attendant qu'elle se pousse. Mais Keylia ne se pousserait pas parce qu'elle n'avait pas envie et parce qu'elle ne voulait stopper la lecture de son roman fantasy.

- Tu vas te pousser oui!

La voix avait redoublé de violence, mais la jeune fille resta immobile en lisant son livre, le plus tranquillement du monde. Elle avait déjà obtenu une indice sur la personne qui la persécutait, c'était un homme. La voix était grave et rude lorsqu'il s'énervait, ça ne pouvait être qu'un homme. C'était déjà ça elle progressait sur l'identité du fou qui avait besoin de se défouler.

- BOUGE!

Le jeune homme poussa violemment sur l'épaule de Keylia. Aie. Il l'avait poussé. Il avait osé. La pousser. Elle. Décidément il n'avait pas peur, où il était complètement idiot, où alors complètement ignorant. Keylia se décida pour la deuxième option. Il était idiot. La jeune fille remit délicatement son marque page dans son livre puis le referma avec une lenteur toute calculé. Elle déplia ses jambes, s'étira le dos en levant les bras au dessus de sa tête. Elle prit un élastique qu'elle gardait dans sa poche et s'attacha les cheveux en un chignon. Elle prit appuie sur la banquette et se leva, elle se tint droite devant le garçon qui voulait se défouler. Elle l'examina, il la dépassait d'une tête et semblait assez musclé. Dur. Elle continua d'analyser le jeune garçon, bien sur il y avait le point sensible par excellence mais aussi la tête et la nuque. Le ventre? Non trop musclé. Keylia avait fini ses calculs, le garçon l'avait observer mais sa patience commençait à lui manquer, il voulut mettre une gifle à la Serpentard cependant Keylia avait devancé son geste, elle bloqua sa main et écrasa un violent coup de genou à son point sensible, le garçon s'écroula par terre en gémissant et se tenant les parties. Keylia était satisfaite d'elle.

La jeune Serpentard prit son livre et monta dans le dortoir des filles. Arrivé en haut elle prit automatiquement à droite pour retrouver son lit, elle déposa son livre sur sa table de nuit et s'assit sur son lit. Elle ouvrit le tiroir de sa table de nuit et y prit un bracelet, cadeau de ses parents, elle hésita quelques minutes et finit par le reposer dans le tiroir. Elle le referma et se leva, Keylia eut un frisson elle prit un gilet et l'enfila. La Salle commune et les dortoirs des Serpentards étaient sous le lac donc il y faisait froid. Elle se décida à sortir et aller un peu se balader, elle avait une envie subite de sortir de cet endroit. Elle descendit l'escalier et sortit de la Salle commune, elle monta les marches et se retrouva au Rez-de-chaussé. Elle continua et prit les escaliers magiques qui menait eux à tous les étages. Elle prit le premier qui vint et se laissa emmener, elle atterrit au 1er étage elle marcha un peu pour se vider la tête, penser à autre chose que les cours et les gentleman de sa maison. Elle marchait comme ça sans faire attention et tout à coup sans comprendre elle se retrouva par terre, la tête lui tournait un peu, elle leva les yeux. Une fillette. C'était une fillette qui lui était rentrée dedans et elle l'avait fait tomber devant une troupe de Serpentard, son honneur était en jeu. Elle fusilla la petite du regard et se releva doucement. Frapper ou intimider? Tel est la question...

-Je... Je suis désolée, je ne t'avais pas vue... Excuse-moi.
- Tu peux te les garder tes excuses, cracha Keylia

Il fallait qu'elle réponde c'était obliger! Cependant maintenant elle devait agir, elle eut pendant un instant de la peine pour la fillette après tout, elle n'avait pas fait exprès. C'était au détour d'un tournant, elle ne l'avait pas vu, et puis cette petite ne voulait peut-être que trouver un endroit tranquille. Oui Keylia avait pitié, si il n'y avait eu personne elle l'aurait laissé partir mais il y avait tout une troupe de sa maison qui les regardait toutes les deux, elle devait agir. Elle se leva et gifla la fillette. "Ose me répondre et tu va voir..." pensa Keylia.

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Kathleen Derington
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MessageSujet: Re: Toujours regarder devant soi...[Terminé]   Ven 17 Aoû - 15:22

    La jeune fille se redressa et te surplomba de toute sa hauteur. Tu déglutis. Elle était vraiment très grande. Enfin, c'est une question de point de vue. Disons que tu devais lever la tête pour la regarder dans les yeux. Elle devait bien avoir... Trois ans de plus que toi. Et encore, peut-être était-elle plus âgée que cela. Tu te raidis lorsque tu te rendis compte qu'elle avait non seulement l'avantage de la taille mais aussi celui de la force. Là où tu n'étais qu'une pauvre silhouette qui reste assise la majeure partie de la journée, la jeune fille, elle, semblait pratiquer une activité physique quelconque mais qui avait un effet plutôt efficace sur sa musculature... Un frisson de peur te parcourut l'échine, bien que tu ne comprenne pas vraiment pourquoi. Elle n'allait tout de même pas user de sa force pour une histoire aussi idiote, si ? Quoi qu'il en soit, elle semblait vraiment en colère... Cela te semblait déplacé. Il n'y avait pas eu mort d'homme, juste une petite bousculade alors pourquoi s'énerver ? De plus c'était toi qui avait pris le plus gros de l'impact. La Serpentard jeta un coup d’œil aux autres élèves qui fermaient le cercle puis lâcha brusquement :

    « Tu peux te les garder tes excuses »

    Malgré toi, tu lui jetas un regard rempli d'une incompréhension non feinte. C'était idiot ! Qu'est-ce qu'elle voulait de plus ? Lorsqu'on commet un acte involontaire, la seule chose à faire était de présenter ses excuses. Ou réparer le mal qu'on a fait mais tu voyais mal comment remonter le temps pour te décaler sur le côté avant le choc... *Elle réagit comme une gamine...* Tiens, c'est marrant, j'aurais juré qu'elle s'approchait plus de l'âge adulte que toi ! Cependant, tu avais raison. Ce n'était pas vraiment civilisé ce qu'elle faisait là. Mais c'était de son âge ! Vouloir s'affirmer, d'une manière ou d'une autre, stupide ou non... c'était de son âge... Et si elle devait se comporter d'une manière discutable pour se faire remarquer par les autres élèves, pour donner l'image d'une fille qui ne se laisse pas marcher sur les pieds, elle le ferait. La preuve... D'un coup, elle avança vers toi et t'asséna une gifle mémorable. Le claquement retentit dans le couloir, ponctué par quelques ricanements des autres élèves.

    Tu te forças à ne pas bouger. Tu avais juste eu le temps de te préparer à l'impact et si ta tête partit sur le côté, tu parvins à retenir le reste de ton corps là où il était, malgré un court moment d'instabilité. C'était tant un effort physique qu'un effort de volonté que tu avais fait là. Pourquoi ? Qu'est-ce que tu cherchais à prouver, là ? Qu'elle ne tapait pas aussi fort qu'elle le pensait ? Oh mais si, la marque cuisante sur ta joue le prouve ! Tu restas un moment dans cette position, sans bouger, tentant de maîtriser la douleur et de retenir les larmes qui perlaient aux coins de tes yeux. Pourtant, cela ne se vit pas, car tes cheveux s'étaient plaqués contre ton visage lorsqu'elle t'avait frappée. Tu avais mal mais c'était supportable. Tu ramenas lentement ta tête au bon endroit et décrocha un regard indéchiffrable à la fille, derrière tes mèches rousses. Ce fameux regard... Que la couleur de tes yeux tire sur le rouge était déjà étrange mais que tes prunelles n'expriment aucun sentiment était encore plus perturbant. Non, ce n'était pas un regard vide. On devinait aisément que tu avais l'esprit vif et aiguisé en te regardant, c'était autre chose. Pour donner une image, c'est comme lorsqu'une personne est dans notre dos. On devine qu'il se passe quelque chose derrière mais on est incapable de dire quoi. C'était un peu ça.

    Tu soutins le regard de la fille pendant plusieurs secondes. Le temps sembla s'arrêter. Durant un moment il ne se passa plus rien. Les autres élèves attendait sûrement une réaction aussi vive que celle de la Serpentard mais tu ne marcherais sûrement pas là-dedans. Ils étaient idiots. Les adultes ne règlaient pas leur différents à coups de poings dans la figure. Surtout pour une affaire aussi courante et absurde que celle-ci ! Sauf que tu n'étais pas en présence d'adultes, Kathleen, il ne fallait pas que tu oublies ça... Ce n'était qu'une bande d'ados en mal de sensations fortes. Tu étais sûre que certains mourraient d'envie de crier « Baston ! », histoire de bien fixer le ton de la conversation. Il ne fallait pas espérer une autre réaction de la part de cette fille. La rougeur qui irradiait une douleur sourde sur ta joue montrait qu'elle était comme eux. Se répandre en excuses ne changerait rien, frapper ne changerait rien, tu te ferais laminer, tout comme si tu balançais une phrase bien acide... Tu sentis le poids de ta baguette magique au fond de ta poche mais tu repoussas également cette idée. Tu n'étais pas très douée pour pratiquer la magie, tu n'avais jamais combattu et qui sait quels sorts connaissait la fille. De plus, ce serait rentrer dans son jeu et faire preuve d'autant de stupidité. Tu décidas enfin à bouger mais ce fut juste pour ramasser tes livres. Puis tu te plantas devant la jeune fille qui bloquait le passage et dit d'une voix neutre :

    « J'aimerai juste passer. »

    Tu ne voyais pas quoi faire d'autre. De toutes façons, beaucoup de solutions t'étaient inaccessibles. Tu n'avais pas préféré porter de jugements sur quoi que ce soit dans ta réponse. Critiquer aurait été mal venu et pourtant tu en crevais d'envie. Tu avais également enlevé toute émotion de ta voix, comme s'il ne s'était jamais rien passé mais tu n'avais pas pu empêcher un très léger tremblement agiter tes lèvres. Imperceptible mais présent. Tu n'aimais pas avoir mal et tu savais que tu ne pourrais pas empêcher la fille de frapper encore. La peur est là mais elle n'était pas visible de l'extérieur... C'était déjà ça... Tu repensas quelques instants au coup que tu avais reçu. Au fond... Pourquoi t'avait-elle giflée ? *Parce que je suis faible. Si j'avais été plus grande, plus forte, plus menaçante, elle se serait peut-être énervée mais elle ne m'aurait pas giflée comme on gifle une enfant qui a fait une bêtise... C'est à la fois humiliant et déplacé. Je n'ai rien fait de mal et contrairement aux apparences, je ne suis plus une enfant. Mais je reste faible. C'est suffisant. C'est facile de s'attaquer à plus petit que soi...*

    Oui, Kathleen, c'est facile... Justement...


Dernière édition par Kathleen Derington le Sam 25 Aoû - 13:57, édité 1 fois
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Keylia Lissindi
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MessageSujet: Re: Toujours regarder devant soi...[Terminé]   Ven 17 Aoû - 16:18

La tête de la fillette partit d'un coup vers la droite, tellement fort que Keylia cru qu'elle se décrocherais de son corps. La bande autour riait et s'impatientait d'une bagarre, Keylia le sentait, cette tension dans l'air qui indique que ça va exploser, que quelqu'un va hurler. Keylia vit les yeux de la jeune fille se remplir de larmes, mais aucune ne franchit la barrière de ses cils "Elle est courageuse" se dit-elle. Ensuite Keylia porta son regard sur le point d'impact de sa main, la fillette avait sur la joue une forme de main écarlate, tout à coup Keylia plongea dans ses yeux. Cela faisait une éternité qu'elle n'avait pas eu à subir ça, et à vrai dire elle ne savait pas pourquoi ça lui prenait maintenant mais le fait est qu'elle était partie.

Keylia se retrouva loin, dans un univers fait de couleurs, principalement du rouge un peu comme les iris de la fillette. Keylia se sentit rétrécir et tout à coup une main invisible s’abattit avec une force extrême sur sa joue, Keylia tomba à terre. Elle se releva prudemment la tête lui tournait, elle voyait 36 chandelles et elle se sentait mal, elle se disait aussi que c'était injuste, qu'elle n'avait rien fait pour mériter ça. L'univers autour d'elle se précisa, ah tient une commode, un lit, un tapis, Oh un homme! Beaucoup plus grand qu'elle, les yeux plein de colère, les joues rouges et mouillées, sa lèvre inférieur tremblait mais Keylia restait là à le contempler, elle ne pouvait détacher ses yeux de cet homme. Tout à coup l'univers autour d'elle se fit flou, de plus en plus flou, elle repassa dans le rouge puis se rendit compte qu'elle n'avait pas bougé et était resté, là sans rien dire devant la fillette. Sa cousine. Elle était entré dans le corps de sa cousine et avait ressentit ce qu'une petite ressent face à un grand. Ce qu'avait du ressentir cette petite face à elle. Elle jeta un coup d'oeil discret autour d'elle, le cercle s'était grandi, d'autre personnes étaient arrivés. Tous la regardait, tous attendait qu'elle la massacre. Pour une histoire de bousculade, juste une petite bousculade...

Keylia se mit à réfléchir à toute vitesse, elle devait se sortir de là et par la même occasion sortir la petite de là car si elle ne la tapait pas il y avait toute une bande de Serpentard prêt à prendre sa place avec joie et à fracasser la fillette. Keylia s'était maintenant prise d'affection pour elle car elle lui rappelait sa cousine qui fut longtemps persécuter par son père et Keylia avait assisté au tabassage de sa cousine de nombreuse fois, malgré elle. Ce qui était sur c'est qu'elle n'allait pas prendre cette petite dans ses bras et crier à tout le monde qu'elle l'aimait et qu'elle ne méritait pas ça. Non. Stratégie stratégie, ruse! "C'est le mot maître de ta maison! Allez réfléchis!"

-J'aimerai juste passer.

"Oui moi aussi" pensa Keylia en regardant la petite. Keylia avait toujours eut l'oreille très fine, elle fut donc la seule à percevoir les bruits de pas ainsi que les "MIAAAAOU" qui arrivait dans leurs direction. Gagner du temps.

- Ah oui? Et si je refuse?,lança la Serpentarde

Explosion de cris dans le cercle. Les Serpentards n'en pouvait plus! Il n'avait qu'une envie s'était de voir Keylia frapper, et frapper fort. Mais la jeune fille ne voulait pas, pas une deuxième fois. Le visage de sa cousine lui revint en tête. Non elle ne le ferait pas. Il y eut un mouvement de foule lorsque qu'on entendit une jeune voix crier:

- Donne lui la monnaie de sa pièce!

Un jeune garçon vint se heurter à Keylia elle en profita, c'était l'occasion rêver! Elle le repoussa de toutes ses forces dans le cercle il tomba sur plusieurs personnes.

- On pousse pas!, hurla t-elle

Elle savait très bien ce qui ce passait dans ces cas là, le cercle se resserrait pour donner lieux à une baston géante. Elle décida de sauver la mise à la fillette, même si, Keylia en était sur, elle ne le verrais pas toute de suite comme cela. Keylia fit deux pas en avant prit les épaules de la fillette et la fit tomber à terre, hors du cercle. Keylia se retrouva sur elle un genoux de chaque côté.

-QU'EST-CE QUE C'EST QUE ÇA?, hurla une voix

Keylia releva la tête, c'était Rusard. Le cercle qui se bagarrait partit en courant, tous sans exception. 2minutes après Keylia et la fillette se retrouvèrent seuls face à Rusard. Eh Merde! Rusard les fit lever il prit la main de Keylia et l'appliqua sur la marque de la joue de la fillette.

-Haha! Dans le bureau du directeur!, cria t-il

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Kathleen Derington
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MessageSujet: Re: Toujours regarder devant soi...[Terminé]   Dim 26 Aoû - 17:23

    [HRP]Bon, j'ai bloqué de longs jours sur la manière de finir, si tu avais une autre idée en tête, envoie moi un MP ! Tu peux peut-être poster une dernière fois mais sinon, je pense que ce RP est terminé ^^ Après, on peut se retrouver ailleurs et dans d'autres circonstances dans un prochain RP, où nos persos auront enfin une petite discussion, ça peut être intéressant et ça pourrait déboucher sur un lien positif. Bref, bonne lecture ! [/HRP]

    Dans les yeux de la fille, quelque chose changea. Tu ne compris pas vraiment de quoi il s'agissait mais tu perçus nettement qu'une modification s'était faite. Peut-être que le regard qu'elle te lançait était plus doux, plus compatissant et moins colérique. Quelque chose s'était passé. Mais quoi ? Tu n'avais rien dit et rien fait pour qu'un tel changement de comportement se produise. Tu ne voyais aucunes raisons logiques à cela. En tous cas, aucunes raisons logiques apparentes. Afin de calmer ton esprit qui ne cherchait que des réponses, tu parvins à te convaincre que tu n'avais pas tous les éléments pour comprendre et qu'il ne servait à rien de réfléchir une seconde de plus sur ce sujet. Tu préféras voir le côté positif de la chose : ce retournement de situation pourrait bien t'être utile. Lorsque la fille lâcha un « Ah oui? Et si je refuse? » tu ne pus t'empêcher de penser que cela sonnait faux. Quand quelqu'un te veut du mal, il ne te pose pas une question aussi ridicule, il cogne directement, sauf peut-être s'il veut t'humilier. La fille savait très bien que tu ne pouvais clairement pas répondre à sa question, que tu n'avais aucun argument qui pourrait l'effrayer ou la convaincre de te laisser tranquille. Tu ne pus que garder le silence en te demandant ce qui allait se passer.

    Les cris des autres élèves te firent sursauter et cette fois-ci, la peur se peignit très distinctement sur ton visage. La fille n'était pas ton seul soucis, apparemment. Tu avais d'abord pensé que ceux qui composaient le cercle étaient juste des spectateurs curieux et espérant pouvoir assister à un peu d'action. En écoutant bien leurs hurlements, tu compris qu'ils ne comptaient pas seulement regarder mais aussi participer s'ils en avaient l'occasion. Quelle bande de crétins ! D'ailleurs en les observant, tu remarquas qu'il ne restait plus que des Serpentards, les autres s'étaient discrètement éclipsé. Tu maudis un instant leur lâcheté mais tu t'avouas au bout d'un moment que tu aurais fait la même chose à leur place. Prendre les coups à la place d'une gamine que tu ne connaissais pas ou passer ton chemin et rayer cet instant de ta mémoire pour éviter de culpabiliser ? Le choix était plutôt vite fait, ce qui expliquait l'absence de réactions allant dans ton sens. Tu sentis que des tremblements commençaient à agiter tes épaules et un élan de panique s'emparer de ton esprit. Tu cherchas désespérément un moyen de sortir de ce guêpier, tu songeas même un instant à foncer dans le tas pour passer mais tu ne voyais aucune solution. Tu ne faisais plus vraiment attention à la fille mais tu tournas la tête vers elle lorsqu'elle lança :

    « On pousse pas ! »

    Tu la vis presque « jeter » un mec sur d'autres personnes et tu compris que c'était la goûte d'eau qui faisait déborder le vase. Et toi tu allais te prendre toute l'eau dans la figure. L'espace d'un instant tu imaginas ce que pourrait donner une vingtaine de jeunes gens se bastonner autour de toi. Je préfère ne pas te cacher que cela aura sans doute un effet pitoyable sur ton état physique, ma chère. Alors permet moi de te donner un conseil : bouge-toi de là !! Non, tu n'as pas ce réflexe. Tu fermes les yeux, prépares ton corps à un impact quelconque et ne bouges plus... C'est dommage, tu aurais peut-être pu profiter de la folie générale pour trouver une ouverture et t'éclipser discrètement. Je crois que je ne me lasserai jamais de voir les effets néfastes de la peur sur l'être humain. Si tu avais été en pleine possession de tes moyens, tu aurais sans doute agi autrement... Mais passons. Quelqu'un se chargea de te protéger, quelqu'un d’inattendu, je dois dire. Les yeux fermés, tu ne vis pas la jeune Serpentard te projeter hors du cercle et elle avec. Ta tête heurta plutôt violemment le sol après la chute. La fille t'avais attrapée par les épaules, t'interdisant la libre utilisation de tes bras, et tu n'avais pas pu protéger ton crâne du choc. Un peu sonnée, tu ne repris tes esprits que lorsque tu entendis Rusard hurler quelque chose.

    Tu te rendis alors compte que c'était la fille qui te maintenait au sol. C'était elle qui t'avait poussé. Elle qui t'avait fait du mal. Encore. « Décidément, elle m'en veut, c'est pas possible ! ». Tu lui jetas un regard qui en disait long sur ce que tu pensais d'elle puis finis par te dire que si ça n'avait pas été elle, ça aurait été un autre. Tu voulus te dégager de son emprise mais ce fut Rusard qui se chargea de vous faire lever. Tu te demandas ce qui allait se passer. Tu n'avais rien fait de mal mais tu aurais des difficultés à le prouver. Si la Serpentard mentait, affirmait que tu avais eu un comportement discutable, tu ne pourrais que t'insurger mais guère plus. Finalement, la preuve qu'elle t'avait violenté était physique. Rusard appliqua la main de la fille sur ta joue, comme pour vérifier si la marque correspondait bien avec ses doigts. Ce simple contact te fit frémir et fit remonter en toi le souvenir de la gifle. Tu jetas un œil à Rusard, qui avait l'air de bien s'amuser. Tu n'avais jamais aimé cet homme. S'il faisait bien son travail, il se montrait parfois trop sévère voire trop cruel. Tu n'avais jamais vu une personne prendre autant de plaisir à coincer les élèves fautifs et à voir leur tête lorsque le directeur ou un enseignant leur donnait une retenue ou une corvée quelconque.

    « Haha ! Dans le bureau du directeur ! »

    Il l'entraîna par la main qu'il tenait toujours fermement et tu te retrouvas seule dans le couloir. Il n'avait pas besoin de toi pour prouver la véracité de ses dires, sa parole suffirait et il en était conscient. Tu pris une minute pour réfléchir aux derniers événements, qui s'étaient déroulés un peu trop vite à ton goût. Tu n'avais strictement rien compris aux actes de la jeune fille. D'abord, elle t'avait frappé, ensuite elle avait semblé regretter et pour finir, elle t'avait plaqué au sol. Ceci n'avait aucun sens ! Décidément, toi et les sentiments humains... Ce sujet faisait parti des rares choses que tu peinais à comprendre. Puis tu perçus le début d'une explication te traverser l'esprit. Elle t'avait frappé, ensuite elle l'avait réellement regretté et pour finir, elle t'avait plaqué au sol pour t'éviter de te faire massacrer par les autres. Ça se tenait. Cette solution apportait enfin un éclaircissement sur ses actes et c'était plus logique. Tu songeas un moment à ce que tu aurais subi si tu étais resté au centre du cercle. Cela aurait été sans doute pire qu'un simple mal de crâne ! L'esprit bouillonnant de questions restées sans réponses, comme pourquoi ce changement de comportement envers toi, tu ramassas tes livres une seconde fois et repris ta route. « Finalement, elle n'était peut-être pas si mauvaise que ça. »

    Peut-être Kathleen... Peut-être...
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À l'intérieur du château

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~~1er Étage ~~
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